L’orgue et les organistes 1591-1798

Photo de la réalisation L’orgue et les organistes 1591-1798
Réalisation : L’orgue et les organistes 1591-1798
Auteur : Pierre-Marie GUERITEY
Date : 18/02/2022

Description technique

Nombre d'exemplaires : 250
Papier int. : satin 135
Papier couv. : Mat 300 + pelliculage Mat Anti-Rayure
Format : 21 x 29.7cm

Livre comportant 502 pages avec des pages couleurs

Résumé

Bénigne Boillot (1725-1795) aurait été probablement oublié s’il n’avait construit, en 1765-1768, l’orgue de l’église Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-de-Losne (Côte d’Or). En effet, pratiquement rien de ses ouvrages ne subsiste aujourd’hui, si ce n’est cet instrument, conservé pratiquement dans son état d’origine avec une grande partie du mobilier de cette église, antérieur à la Révolution.  
Régulièrement entretenu, l’orgue de Saint-Jean-de-Losne reste un instrument de musique remarquable et ouvre un accès direct à l’orgue français du milieu du XVIIIe siècle dans ce qu’il a de meilleur : en effet, Bénigne Boillot a travaillé quelque temps avec les frères Riepp, puis avec Dom Bédos, le célèbre Bénédictin, auteur du traité « L’art du facteur d’orgues ». 
Il s’agit de révéler les détails de la vie de ce facteur d’orgues né à Nuits-Saint-Georges : sa formation, son entourage, ses échecs et ses succès, puis d’étudier les orgues sur lesquels il est intervenu : qu’il les ait construits, restaurés ou simplement imaginés à l’état de projets : Saint-Jean-de-Losne, bien sûr, mais aussi Nuits-Saint-Georges, Jussey, Seurre, Riceys-Bas, Saint-Jean de Dijon, etc… Il convient aussi de présenter Bénigne Boillot dans la longue suite d’organistes et de facteurs d’orgues, actifs à Dijon et aux alentours aux XVIIe et XVIIIe siècles, que les archives permettent de connaître, ainsi que leurs réalisations, dans le contexte de leurs relations pas toujours faciles avec leurs clients : chapitres, paroisses, communes … exigeants et peu enclins à la dépense pour leurs orgues et leurs organistes. Après quelques prédécesseurs célèbres ou méconnus, les collègues et concurrents immédiats de Boillot se nomment Charles-Joseph Riepp, Joseph Rabiny, Jean Richard, François Callinet, et les organistes qu’il a pu fréquenter : les Balbastre, les Lausserois, François Leclerc et bien d’autres. 
Cet ouvrage s’appuie sur de nombreuses sources primaires, archives pour la plupart transcrites in extenso, il contient aussi des descriptions techniques pour lesquelles on a recherché l’équilibre entre les détails intéressant les professionnels et une approche plus globale.